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Revue de presse

Crash Germanwings. Des parents de victimes portent plainte en Espagne

27/03/2017

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Les parents de six victimes de l’accident de l’A320 de la Germanwings ont annoncé lundi avoir saisi la justice en Espagne, estimant que la compagnie est civilement responsable du drame qui avait fait 150 morts en 2015.

Ces familles estiment, dans un communiqué, que l’accident de l’avion qui reliait Barcelone à Düsseldorf aurait pu être évité si la compagnie ou sa maison mère Lufthansa avait détecté à temps les troubles psychologiques du pilote Andreas Lubitz qui, selon l’enquête, aurait précipité l’avion sur les Alpes.

Le 24 mars 2015, à bord du vol 4U 9 525 le copilote de 27 ans, sous traitement antidépresseur, avait profité de l’absence momentanée du pilote en titre dans le cockpit pour projeter l’appareil contre une montagne du sud des Alpes.

Les 150 occupants étaient morts, dont 72 Allemands et 50 Espagnols.

Classée sans suite en Allemagne

« C’était un malade mais Lufthansa ne l’a pas détecté. Cet homme avait suffisamment de symptômes » pourtant, a déclaré le père d’une des victimes, Narcís Motjé, porte-parole de ces familles, lors d’une conférence de presse à Barcelone.

M. Motjé s’est en outre montré critique vis-à-vis de la justice allemande qui a décidé de classer l’affaire sans suite, en estimant que le seul responsable de la tragédie était Andreas Lubitz.

Dans le volet allemand de l’enquête judiciaire, le parquet de Düsseldorf a clos en janvier ses investigations en écartant notamment les soupçons de négligence visant les médecins qui ont examiné Lubitz.Une enquête pénale est par ailleurs toujours ouverte en France.

Dans ses conclusions publiées en mars 2016, le Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA) avait aussi estimé que le crash avait été volontaire en raison des multiples gestes enregistrés par les boîtes noires de l’appareil.

L’avocat de ces familles, Carlos Villacorta, n’a pas révélé le montant des indemnisations réclamées par ces proches, estimant que les propositions de la compagnie étaient «  insultantes ».

Environ 90 % des proches des victimes de l’accident avaient cependant accepté cette offre présentée dans le cadre d’un processus de conciliation mené à Barcelone, selon l’association des victimes de l’accident en Espagne.

Source : ouest-france.fr
Date : 27 mars 2017