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Revue de presse

Disparition du vol MH370 : six ans après, la douleur est toujours vive

09/03/2020

C’était il y a 6 ans jour pour jour. Les 239 passagers du vol MH370 s’envolaient de l’aéroport de Kuala Lumpur pour disparaître dans des circonstances toujours non éclaircies. Six ans plus tard, les proches des disparus se sont réunis, comme ils le font chaque année depuis, pour demander des réponses et relancer les recherches.


Les familles des victimes posent pour une photo de groupe avec des débris du vol MH370 de Malaysia Airlines lors de l’hommage aux victimes à Putrajaya en Malaisie, le 7 mars 2020. REUTERS/Lim Huey Teng

C’est la première fois depuis que sa mère a disparu avec le MH370 que Raul vient en Malaisie. Depuis ce 8 mars 2014, le temps s’est figé dans leur maison de Pune, en Inde. « On n’a vraiment rien bougé, même dans son armoire, tous ses vêtements sont toujours là. On ne veut toucher à rien, cela semble mieux ainsi », confie-t-il.

Et rencontrer aujourd’hui d’autres personnes en quête de réponse est un réconfort : « Je me sens mieux qu’avant en fait, car j’ai pu rencontrer des gens comme moi, des gens qui sont passés par les mêmes épreuves que moi. »

Grace a elle aussi perdu sa mère. Depuis 2014, elle n’a manqué aucune des commémorations. « En 2014, lors de la première commémoration, on n’avait pas encore trouvé un débris de l’avion. On pouvait donc encore croire que l’avion avait atterri quelque part et que tout le monde était encore vivant. Donc bien sûr le sentiment d’aujourd’hui et le sentiment de 2014 sont très différents, mais la douleur reste la même », dit-elle.

Pour Jacquita, veuve du chef de cabine du MH370, l’espoir se tourne aujourd’hui du côté de Ocean Infinity, une société d’exploration des fonds marins. « C’est possible qu’il fasse une proposition au nouveau gouvernement malaisien, et avec un peu de chance, ils l’accepteront. »

Elle est venue cette année en Malaisie avec son petit-fils qui a pu réciter un poème d’hommage à son grand-père.

Publié par Gabrielle Maréchaux pour RFI, le 8 mars 2020.