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INCENDIE PRES DE ROUEN : PAS DE RISQUE D’INTOXICATION POUR LES RIVERAINS SELON LE PREFET

FENVAC

Le feu est parti d’un bâtiment renfermant des batteries au lithium d’environ 6 000 m2, avant de gagner un entrepôt de pneus. Le site n’est pas classé « Seveso » et aucune victime n’est à déplorer selon les autorités.

Un énorme panache de fumée était visible ce lundi soir à Grand-Couronne près de Rouen. Un incendie s’est déclaré vers 16h30 dans l’usine Bolloré Logistics de cette commune, située au sud de Rouen, contenant des batteries au lithium. Il a été circonscrit vers 23h30, a indiqué la préfecture.

Le site, qui n’est pas classé Seveso, a été évacué en fin d’après-midi. L’incendie, qui a ensuite gagné un entrepôt voisin du groupe Districash contenant des pneus, n’a pas fait de blessés et il est sans danger pour les populations, selon les pompiers et la préfecture.

« Une trentaine de camions et une centaine de pompiers » se sont rendus sur place, a expliqué le lieutenant Guillaume Casada, en charge des relations presse au service d’incendie et de secours de Seine-Maritime, précisant qu’un appel d’urgence déclenchant l’intervention des pompiers a eu lieu à 16h32.

70 000 pneus

« Il y a de nombreuses explosions, le bâtiment mitoyen de 6 000 m2 renferme 80 000 pneus » a-t-il expliqué en fin d’après-midi, craignant que les pompiers ne soient mobilisés « plusieurs jours », toujours selon la même source.

« Les deux cellules » touchées par les flammes, dont l’une abritait des batteries au lithium et l’autre des pneus, « se sont effondrées, diminuant l’intensité de l’incendie », a déclaré plus tard dans la soirée le préfet de Seine Maritime Pierre-André Durand lors d’un point-presse. « Nous sommes dans une phase descendante très encourageante ».

137 pompiers étaient tout de même toujours à l’œuvre vers 22 heures, aidés par 60 véhicules et « des remorqueurs qui pompent de l’eau pour éteindre les batteries automobiles et un apport en mousse pour éteindre les pneus ».

Le préfet a assuré que le SDIS avait réalisé des mesures de la qualité de l’air qui ne font apparaître « aucun besoin de protection des populations, ni évacuation ni confinement : l’extinction du foyer prendra plusieurs heures mais sous le panache de fumée il n’y a pas de danger ». Les premiers riverains sont à un peu plus de 500 m du site incendié, selon le préfet.

Le colonel Remy Weclawiak, directeur départemental adjoint du SDIS76, présent à ses côtés, a expliqué que les relevés à proximité du site et un peu à l’extérieur n’ont pas permis de trouver de monoxyde de carbone, d’acide chlorhydrique ou cyanhydrique, les taux sont à zéro ». Remy Weclawiak n’a pas encore pu donner de chiffre quant à l’étendue du panache.

Les vents pourraient tourner mais sans risque pour la population

Le préfet a averti la population de « vents qui pourraient tourner durant la nuit, avec une possibilité que la rive gauche de Rouen soit impactée par une odeur de brûlé mais toujours sans risque ». Cependant, la commune d’Orival, quelques kilomètres au sud de Grand-Couronne, a demandé sur Facebook à ses habitants de « rester confinés, fermer les fenêtres et ne sortir sous aucun prétexte ».

Selon Pierre-André Durand, « le seul risque chimique provient de la combustion du lithium qui peut dégager de l’acide fluorhydrique, uniquement dans le coeur du foyer », mais cette substance n’est « pas présente à l’extérieur du site ».

Le groupe Bolloré a indiqué avoir « mis en place une cellule de crise en lien avec la préfecture », précisant qu’il n’avait « pas d’information sur les causes de l’incendie » à ce stade, ni sur l’ampleur des dégâts.

Situé sur la commune de Grand-Couronne, ce bâtiment est construit à une quinzaine de kilomètres au sud du centre-ville de Rouen sur un site nettement plus dégagé que celui de l’usine Lubrizol où 10 000 tonnes de produits chimiques étaient parties en fumée dans un grave incendie en septembre 2019.

Crédit photos : Article rédigé et publié par Le Parisien

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