JUSTICE : ATTENTAT DÉJOUÉ DE LA RUE CHANEZ A PARIS : LA COUR D’ASSISE SPÉCIALEMENT COMPOSÉE DE PARIS A RENDU SON VERDICT

Le vendredi 24 juin 2022, vers 22H30, la Cour d’assises spécialement composée de Paris rendait son verdict dans le procès de l’attentat déjoué aux bonbonnes de gaz en 2017 dans un immeuble de la rue Chanez du 16ème arrondissement de Paris. Au terme de trois semaines de débats, cette affaire s’est clôturée par un verdict satisfaisant au vu de l’ampleur de l’attaque projetée et évitée de justesse grâce à la vigilance d’un résident de l’immeuble visé.
Pour rappel, sur le banc des accusés étaient présents trois hommes (Aymen BALBALI, Sami BALBALI et Amine ABBARI) accusés d’avoir voulu perpétrer l’attentat et un quatrième (Hamaza GARROUM) soupçonné d’avoir volé la voiture ayant servi aux accusés pour l’accomplissement de leur crime. Le ministère public avait requis deux peines de perpétuité assorties de vingt-deux ans de peine de sûreté pour les cousins BALBALI et trente années de réclusion avec deux tiers de sûreté à l’encontre d’Amine ABBARI.
La Cour d’assise a condamné a condamné Aymen BALBALI, considéré comme l’auteur principal, à trente années de réclusion criminelle, assortie d’une peine de sûreté des deux tiers pour la tentative d’attentat et association de malfaiteurs terroriste. Son complice et cousin, Sami BALBALI, a été condamné à vingt-cinq années de réclusion, assortie d’une peine de sûreté des deux tiers pour les mêmes infractions et à une interdiction du territoire français (puisqu’il est de nationalité étrangère). Amine ABBARI, une vieille connaissance d’Aymen BALBALI, avec lequel il avait enregistré et diffusé des vidéos de propagande islamiste, a été condamné à une peine d’emprisonnement de 8 ans pour association de malfaiteurs terroriste délictuelle. La cour a estimé que la preuve n’avait pas été faite qu’il avait eu connaissance du projet de l’attentat de la rue Chanez. Enfin, Hamza GUARROUM a été condamné à 5 mois d’emprisonnement pour le vol du véhicule utilisé par les auteurs de l’attentat déjoué.
Pour Maître Pauline RAGOT, qui a représenté la FENVAC dans ce procès, les peines auxquelles ont été condamnées les cousins BALBALI sont conformes à la réalité du dossier, à leur implication respective et leur dangerosité criminologique.
La peine prononcée à l’encontre de Amine ABBARI est bien inférieure à celle requise par le parquet, il est donc probable que cette affaire fasse l’objet d’un appel.

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