MÉMOIRE : NOUS RENDONS HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ATTENTAT DU MUSÉE DU BARDO DU 18 MARS 2015

Le 18 mars 2015, le musée national du Bardo a été frappé par une attaque terroriste. Cet attentat a causé la mort de vingt-quatre personnes dont quatre français. Quarante-cinq personnes, dont six français, ont également été blessées. L’attaque débute aux alentours de 12h10, deux assaillants, entrent dans le musée et tirent sur les bus de tourisme puis pourchassent les touristes à l’intérieur des galeries du musée. Deux heures plus tard, les unités d’élite de la police tunisienne interviennent et lancent l’assaut final. Les deux terroristes sont abattus et le reste des otages sont évacués.

Dès le lendemain de l’attentat, le chef du gouvernement tunisien, Habib Essid, a identifié les deux assaillants de nationalité tunisienne comme étant Yassine Labidi et Jabeur Khachnaoui. Les investigations ont révélé que la cellule terroriste responsable de l’attaque se composait de seize individus, dont deux revenaient de Syrie. L’enquête révèle un troisième suspect du nom de Maher Gaîdiest resté en fuite. L’enquête a aussi établi que l’opération avait été pilotée depuis Raqqa, en Syrie, par Boubaker El Hakim.

L’organisation État islamique a officiellement revendiqué l’attentat le 19 mars 2015, précisant que la cible visée était spécifiquement le musée Bardo et ses visiteurs. Une opération militaire a été menée le 19 février 2016 par les États-Unis contre un champ de l’État islamique en Tunisie. Cette opération a fait plusieurs morts dont Noureddine Chouchane, un Tunisien suspecté d’avoir participé à la planification de l’attentat.

Le 6 novembre 2018, le procès s’ouvrait au tribunal de première instance de Tunis. Au total, cinquante et une personnes se trouvaient sur le banc des accusés, soit vingt-quatre pour l’attentat du musée du Bardo et vingt-sept pour celui de Sousse pour répondre de leur implication dans les deux attentats. Certains avocats se sont déplacés physiquement pour assister aux débats. Mais les familles des victimes françaises ont pu suivre les audiences en direct depuis une salle de la Cour d’appel de Paris où le procès était retransmis en visioconférence.

Le délibéré rendu le 8 février 2019 a abouti à plusieurs décisions. Concernant l’affaire du musée Bardo, trois personnes ont été condamnés à la prison à perpétuité pour leur implication dans l’attentat. Dix personnes ont été acquittés faute de preuves matérielles les liant à l’affaire. Le reste des personnes, soit onze personnes ont écopé des peines d’emprisonnement allant d’un an à seize ans . Plusieurs figures clés comme Chamseddine Sandi, considéré comme le principal organisateur des attaques, n’ont pas été jugées. Chamseddine Sandi était en effet présumé mort dans l’opération militaire menée par les Etats-Unis en Tunisie.

Le parquet a relevé appel de ces décisions, les jugeant trop légères. Les accusés étaient rejugés sur l’affaire. Par un arrêt du 19 juin 2020, la Cour d’assises d’appel de Tunis a acquitté dix personnes, condamné à perpétuité deux personnes et condamné douze personnes à des peines compris entre deux et douze ans d’emprisonnement.

La FENVAC représenté par Me Gérard CHEMLA s’est constitué partie civile pour accompagner et soutenir les victimes pendant toute la procédure. Par ailleurs, elle a accompagné les victimes vers la création de leur association « Association de défense et de mémoire des victimes de l’attentat du musée du Bardo (A.V.M.B.) ».

Une stèle commémorative avec les noms de tous ceux qui ont perdu la vie lors de cet attentat, a été placée à l’entrée du musée.
La FENVAC rend hommage aux victimes disparues et exprime son soutien aux rescapés et aux familles.

Mémorial à l’entrée du musée avec les noms des victimes décédées.

Mémorial devant l’entrée du musée.

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