Imad Ibn ZIATEN, Abel CHENNOUF, Mohamed LEGOUADE, Jonathan SANDLER, Gabriel SANDLER, Arieh SANDLER, Myriam MONSONEGO
Entre le 11 et le 19 mars 2012, plusieurs d’attaques terroristes ont été perpétrées par Mohammed Merah à Toulouse et à Montauban. Ces attaques visaient des militaires ainsi qu’une école juive.
Le 11 mars 2012, Mohammed Merah fixe un rendez-vous à un militaire, Imad Ibn Ziaten, sous prétexte d’acheter sa moto et l’abat d’une balle dans la tête dans le quartier de Montaudran au Sud-Est de Toulouse. Le 15 mars, à Montauban, trois militaires sont visés alors qu’ils retiraient de l’argent à un distributeur. Il s’agissait du militaire Mohamed Farah Chamse-Dine Legouad, du caporal Loic Liber et du caporal Abel Chennouf. Le 19 mars 2012, Mohammed Merah attaque l’école juive Ozar Hatorah situé dans le quartier de la Roseraie au Nord-Est de Toulouse. Il assassine un enseignant et ses deux enfants ainsi que la fille du directeur, Myriam Monsonégo, jeune fille âgée de 8 ans.
Les enquêteurs, le 19 mars 2012, identifient Mohammed Merah comme le principal suspect de ces attentats et réussissent à prouver son implication à travers l’adresse IP de sa mère qui avait servi à consulter l’annonce de sa première victime sur « Le bon coin ». Aussi, les analyses balistiques ont confirmé que le pistolet retrouvé le 21 mars 2012 dans une voiture de location était la même arme utilisée à l’encontre de l’ensemble des victimes. Ce même jour, le RAID encercle l’appartement de Mohammed Merah pour tenter de l’interpeller. Une communication entre le principal suspect et la police a été établie, communication où il affirme avoir agi en qualité de « combattant d’Al-Qaïda » pour défendre les enfants palestiniens. Après 32h de siège, l’assaut a été donné et le RAID est entré dans l’appartement de Mohammed Merah après avoir percé les murs pour injecter du gaz lacrymogène. Le principal suspect sorti de sa cachette avec un gilet par balle s’est engagé dans un combat avec la RAID, combat au cours duquel plus de 300 coups de feu ont été échangés et cinq policiers ont été blessés. Ayant tenté de s’échapper par le balcon, il a finalement été abattu d’une balle dans la tête.
Le 25 mars 2012, une information judiciaire était ouverte pour complicité d’assassinat, vol en réunion ou encore association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme. Le 18 avril 2022, la famille de l’enseignant assassiné avec ses deux enfants demande au parquet de Paris d’élargir l’enquête à la circonstance aggravante d’antisémitisme. La requête est acceptée par le parquet dans un réquisitoire supplétif du 20 avril 2022. Six suspects au sein de l’entourage de Mohammed Merah sont interpellés, dont son frère Abdelkader Merah et Fettah Malki « son copain de quartier » qui seront jugé devant la cour d’assise spéciale de Paris. Le premier procès s’est ouvert le 2 octobre 2017 contre Abdelkader Merah, poursuivi pour complicité des assassinats terroristes commis par son frère Mohammed Merah et contre Fettah Malki accusé d’avoir fourni à Mohamed Merah un pistolet ainsi qu’un gilet pare-balles. Abdelkader Merah a été acquitté de l’accusation de complicité et condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste et Fettah Malki a été condamné à 14 ans de réclusion criminelle pour soutien logistique à Mohammed Merah lors des attaques.
Ayant interjeté appel de leurs condamnations, Abdelkader Merah et Fettah Malki seront jugés de nouveau en avril 2019. Abdelkader Merah sera finalement condamné à 30 ans de réclusion criminelle assortie d’une peine de sûreté des deux tiers. Il a été jugé sur la « complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats » dont il avait été acquitté en première instance.Fettah Malki, sera condamné quant à lui à 10 ans d’emprisonnement. Il a été reconnu coupable d’infractions à la législation sur les armes et de recel de vol en récidive légale, mais a été acquitté de l’accusation d’association de malfaiteurs terroriste, la Cour estimant qu’il ne connaissait pas les intentions terroristes de Merah.
La FENVAC représenté par Me Remi LORRAIN s’est constitué partie civile pour accompagner et soutenir les victimes tout au long du procès.
Nous rendons hommage aux victimes disparues et exprimons notre soutien aux rescapés, aux familles et à leurs proches.






