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Revue de presse

Le monument inauguré samedi dans le parc des Champs Foux rend hommage aux résistants, aux victimes de la déportation et à celles des attentats.

15/04/2018

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Lieu de promenade et de pause, le parc des Champs Foux est désormais également un lieu de recueillement. Samedi matin à l’entrée de ce site en passe d’être réaménagé, un monument du souvenir a été inauguré par Jean-Paul Beneytou, le maire (LR) de la commune. Assez unique en son genre, cette stèle en trois parties rend hommage aux victimes de la déportation et aux résistants de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi aux victimes des attentats.

Le choix de réunir ces mémoires en un même espace a particulièrement ému et convaincu Marie-Claude Desjeux, vice-présidente de la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac), présente ce matin-là. « C’est la première fois que je vois cela et c’est une bonne idée d’associer les victimes des attentats aux déportés et aux résistants », estime celle qui restera marquée toute sa vie par la perte de son frère Yann, tué lors de la prise d’otage massive d’un site gazier près d’In Amenas, en Algérie, en janvier 2013.

Les mots de Michèle Buisson, elle aussi vice-présidente de la Fenvac, traduisent bien la dimension symbolique du monument et du moment. « Cela ravive tant de souvenirs douloureux, confie cette victime des attaques terroristes commises à Paris en juillet 1995 et décembre 1996. Mais c’est important, il faut rester debout, résister à l’oubli. »

« Nous avons désormais un endroit où nous rassembler »

Ne pas oublier est bien l’essentiel pour Marie-Claude Desjeux. Car si « la prise de conscience est collective et forte au début, une fois la surmédiatisation passée, les victimes d’attentat et les familles se retrouvent souvent livrées à elles-mêmes, le choc est rude », avoue-t-elle, les yeux alors tournés vers les membres du conseil municipal des enfants. Ces jeunes étaient réunis pour lire des messages d’espoir et de résistance, envoyés ensuite au ciel par l’intermédiaire de ballons. « Cette mémoire est cruciale pour eux, souligne-t-elle. Ce sont les générations futures qui vont devoir porter ce poids. »

Venue avec ses enfants, Samira ne voulait pas manquer ce temps de solennité. Elle devrait revenir s’y poster de nouveau quand, hélas, l’occasion se représentera. « Nous avons désormais un endroit où nous rassembler », apprécie cette mère de famille « touchée et concernée, comme tout le monde, par les attentats ».

Une série de noms de villes marquées par une attaque terroriste a été matérialisée au bas de la stèle. Et elle compte encore un peu de place. « Cette place, j’espère que nous n’aurons jamais à l’utiliser », glisse Jean-Paul Beneytou.

Source : Le Parisien
Auteur : Gérald Moruzzi
Date : 15/04/2018

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